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  • In: Billet d'humeur
  • Commentaires fermés sur > Mon député, 7 jours après… Démago-logique ?

Quite à avoir réouvert ce blog autant s’en servir…
Nombreux sont ceux qui me demandent comment j’ai vécu cette semaine après le petit billet de dimanche dernier à mon député…

Quelques chiffres tout d’abord. Ahurissants.
« Monsieur mon député, dites à François Hollande…« 
a été lu ici plus de 40 000 fois à l’heure ou j’écris.
Plus de 6000 partages Facebook ont été enregistrés depuis la page du blog
ainsi que des milliers de tweets…

Bref… ça a « buzzé » un peu ! J’ai même eu droit à un tweet de Laurence Parisot herself ! C’est dire. Ça flatte la bête non ? Même si comme me le disait un ami l’autre soir : « Quand tes provocations recueillent l’assentiment du MEDEF normalement t’es bon pour la casse »😉

Du coup, forcément, j’ai eu droit à quelques trolls, du style « on te pendra avec tes tripes de patron » en passant par « fallait réfléchir avant de voter, maintenant viens pas pleurer ma biche… »… Du bon vrai bon gros malin qui fait avancer le schmilblick… C’était un peu prévu, je n’ai pas été déçu ^^ !
Tout comme certaines tentatives de récup’ même pas sournoises… (Non je ne donnerai pas les noms)

J’ai surtout reçu et vu passer des milliards – mais non, j’exagère pas, pourquoi ? – de petits messages sympas, de remerciements – y’a pas de quoi – un peu comme si j’avais écrit tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas…. J’ai rencontré virtuellement pour l’instant, des gens passionnants. Avec lesquels c’est un plaisir d’échanger. Même si l’on n’est pas d’accord sur tout, tout le temps… Loin de là, mais « c’est ça k’est bien »😉

Et puis j’ai refusé plein d’interviews, plein… Tout le monde était partant, télés, radios, journaux… Mais pas moi. Je me sentais pas de m’entendre lire des trucs que j’avais pas dit ou me voir parler derrière un habile montage entre deux images de soleil couchant sur Bruxelles ou la City… Ça m’a pas empêché de tomber sur ma trombine dans les Echos ou le Figaro, avec en légende une belle citation bien choisie, entre un célèbre libertarien et un non moins célèbre blogueur Auvergnat avec qui je déjeunais la veille – Bisous Korben😉 ! J’ai même vu mardi soir, sur un site, fleurir un « article » dans lequel la « journaliste » me refilait la co-paternité du mouvement pigeonnier… Après quelques tweets un peu virulents, elle rendait à César ce qui appartient aux Geonpi.

A ce sujet, dès dimanche dernier je disais, à l’unisson je crois avec Patrick Robin, que si j’éprouvais de la sympathie et que je comprenais « les pigeons »,  je n’en étais pas. Je ne pouvais pas en être.
La manif’ d’entrepreneurs, même 2.0, ne me semblait pas le bon moyen d’arriver au port…
Je me suis peut être trompé.
Peut être pas…
Quand M. Cahuzac dit hier : « Il faut entendre une colère qui a des accents de sincérité » c’est une déclaration qui – si je sais lire – est bien loin de reconnaître une colère sincère..
Surtout quand il ajoute que cette colère « coutera des centaines de millions d’euros à l’Etat »😉

On a vu dans la semaine fleurir une offensive, bien organisée celle-ci, anti-pigeons. C’était à craindre. Elle déplace le débat sur l’identitié de certains pigeons, sur les symboles, elle met le doigt sur ce qui râpe… et ça permet d’éviter soigneusement le fond. Elle continue…
La reprise dans plusieurs papiers de la dialectique « Il vaut mieux être patron de start-up qu’ouvrier chez Arcelor » me semble particulièrement ridicule et de surcroit mal intentionnée.
Il vaut aussi mieux être au RSA que sans ressource, mieux vaut être borgne qu’aveugle, à l’hôpital que dans la tombe… Super !
Caricaturez, caricaturez, il en restera toujours quelque chose !

La palme de l’imbécilité revient à mes yeux à un « magnifique » billet anonyme sur lemonde.fr qui caricature les caricatures. Ce truc s’interroge sur ce qu’il pourrait bien y avoir de plus stupide qu’un pigeon (cherche plus mon gars, moi j’ai trouvé)
Entre trois énormités mensongères, ce visionnaire entonne l’air du « de toute façon l’économie numérique n’a aucun avenir ». « Ça n’est que du vent ». Attention… ça commence à souffler fort quand même, et ce serait pas mal que quelques petits souffles soient encore français dans les années qui viennent.
Attention, pour ne pas rester dans le négatif, j’ai aussi lu (Verdier, Blachier, Soumier… ^^) et entendu, plein de choses qui m’ont rendu moins pessimiste, des phrases vraies, raisonnables et intéressantes…

J’ai vu fleurir, et c’est sans doute ce qui m’a le plus désolé – parfois écrit par des gens à qui je vouais le plus grand respect, voire de l’admiration – des mots tellement pleins de mauvaise foi politicienne, des mots sourds et aveugles..
Pourquoi des paroles seraient elles « inaudibles » juste parce que qu’elles sont prononcées, croit-on, par le camp d’en face…?

Et puis j’ai vu un gouvernement habile, très (trop) habile. Prompt à « reculer » en avançant…
Et puis j’ai vu les pigeons se réjouir (enfin, une partie…)
Et puis j’ai vu fleurir la colère (feinte ?) de certains journaux de gauche sur la « reculade »…

Bref… Une semaine après, le débat s’est déplacé sur un plan politique, et là les entrepreneurs ne sont plus sur leur terrain.
Et je me demande mêmeen amateur de science fiction que je suissi notre gouvernement ne déploierait pas là, en réalité, une stratégie mûrement réfléchie. Qui consisterait à déplacer les investissements privés vers les « choses » de long terme (style 12 ans) auxquelles lui même ne croit plus, pour se réserver au travers de la BPI les investissements dans les entreprises de croissance… On privatise le vieux et on nationalise partiellement l’avenir… Avouez que ça serait un joli coup… Sur le papier…

Sérieusement, le fond du problème est toujours là.
Il est temps de considérer la nouvelle économie différemment de l’ancienne.
Les jeunes entreprises qui innovent sont bien loin de pouvoir toutes prétendre au statut de JEI.
En e-commerce par exemple, domaine que je connais un peu mieux que les autres secteurs, combien sur les 110 000 sites peuvent y prétendre ?
La réponse est « entre 0 et pas beaucoup » !
Et pourtant pour ces entreprises 12 ans c’est plus qu’un siècle de sidérurgie ou d’industrie automobile !
Pour une partie ces entreprises, la partie qui doit grossir et créer les emplois et de la valeur, le besoin de croissance et de fonds pour investir est vitale !
Pour nombre de ces entreprises fusionner ou s’adosser à d’autres sera vital.
Comparer ces entreprises avec celles montées par le boucher, boulanger ou charcutier du coin est d’autant plus malhonnête qu’on ne parle dans ce cas pas de cessions de part sociales mais la plupart du temps de cession de fonds de commerce… ça n’est pas la même chose…

Tiens d’ailleurs… Petite digression…
Si on remettait sur la table le statut fiscal du fonds de commerce numérique sans qu’on soit obligé de s’en remettre aux juges ? Hein ? Parce que je ne trouve rien (mais je peux me tromper) de vraiment neuf sur le sujet…
Si je me souviens bien, l’ACSEL, quand Henri de Maublanc en était le président (oui ça date un peu, mais moi aussi..) avait initié des travaux en ce sens… Si quelqu’un trouve une pelle, il serait temps sans doute de les exhumer…

Le mouvement des Geonpi quoi qu’il en advienne restera un cas d’école (un de plus) pour démontrer dans les écoles la puissance des réseaux sociaux.
Ça donnera d’ailleurs l’occasion d’y parler un peu de l’entreprise et des entrepreneurs et rien que pour ça il faudra les en remercier !
Je vais moi, essayer d’y contribuer en Auvergne (et ailleurs) avec l’asso « 100 000 entrepreneurs« .

Ah oui, sinon, pour finir, quand même…
S’il en est un dont je n’ai aucune nouvelle… C’est bien mon député !

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  • Commentaires fermés sur Monsieur mon Député, dites à François Hollande…

Monsieur mon Député,

Ce blog était fermé depuis 2010 mais je ne peux, aujourd’hui, faire autrement que vous écrire ici.

Monsieur mon député, je suis entrepreneur dans votre circonscription.
D’ailleurs vous me connaissez sans doute puisque je suis un entrepreneur qui crée des emplois (une quarantaine ces dernières années), qui paye des taxes, qui génère de la TVA, qui fait la promotion de son territoire… bref je crois être l’un de vos électeurs qui crée de la valeur.
Et aussi, en tout cas je l’espère, un petit peu de bien-être et pourquoi pas de bonheur pour quelques familles.

Il y a un peu plus de 2 ans, dans une tribune tenue dans Le Monde, Eric Schmidt, le « boss » de Google, citait notre entreprise auvergnate comme un exemple de (micro) réussite et affirmait que la France pouvait être fière de nous. Sans aucun doute très exagéré !
Il y a un peu plus de 18 mois, j’interrogeais en direct en chat video Nicolas Sarkozy sur les leviers possibles pour ne pas couper les ailes de l’économie numérique en France. Il avait (à mon sens) répondu à côté.

Monsieur mon député, je suis un entrepreneur comme des centaines de milliers d’autres mais qui, après plus de 10 années, dont plusieurs auraient pu être la dernière, a la chance d’avoir réussi son premier pari : assurer (enfin) la rentabilité de son entreprise et de fait un avenir moins incertain aux salariés qui la font avancer avec lui.
Un entrepreneur dont on dit qu’il « a réussi ». La bonne blague !
Ce que nous avons fait, ça n’est rien par rapport à ce que nous allons faire !
Parce que notre entreprise connait toujours une forte croissance.
Parce que nous avons envie de « tout casser », d’attaquer l’international, d’exporter, de recruter, de former, de recruter encore…
Notre projet c’est de multiplier par 10, par 20 par 1000… notre chiffre d’affaires dans les années qui viennent !

Avec ces premiers succès, j’ai déjà oublié les années de galère.
J’ai déjà oublié mon banquier m’expliquant qu’il me refusait un prêt parce que en 2002 j’étais fou de croire au potentiel de la vente sur internet.
J’ai déjà oublié les nuits sans sommeil à me demander comment j’allais « payer les gars » à la fin du mois.
J’ai déjà oublié que je ne savais pas ce que je ferais si ma maison, pas encore payée et déjà en caution pour le prêt de l’entreprise et son autorisation de découvert était mangée par la banque.
J’ai déjà oublié le cauchemar des huissiers envoyés par le RSI pour récupérer des cotisations indues rendues plus tard.
J’ai déjà oublié que mes parents ont vendu un terrain pour me permettre d’alimenter le compte courant à un moment où « ça brulait ».
J’ai oublié je vous dis !

J’avais oublié…
Je m’en suis souvenu, il y a peu, en lisant la tribune de Patrick Robin, entrepreneur lui aussi, dans laquelle, comme des milliers et des milliers d’entrepreneurs je me suis reconnu. Je vous invite à la lire monsieur mon député.

Monsieur mon député, il faut aussi que je vous dise :
Si mon entreprise s’est développée, a avancé et a créé des emplois et va en créer d’autres, c’est aussi parce que des « capitaux risqueurs » ont pris « le risque de risquer » en investissant dans notre entreprise.
Sans eux, sans ces investissements, nous ne serions sans doute plus là.
Ils sont restés 4 ans et seraient d’ailleurs bien restés pour nous accompagner encore…
Nous avons fin 2010, fait le choix de la cession partielle à un groupe dont les valeurs, le dynamisme et la solidité assurent le maintien de l’entreprise en Auvergne (et donc en France) sur le long terme.  Nos investisseurs d’alors ont fait à cette occasion une plus-value. Je me souviens que pour certains, en cette fin 2010, elle était la bienvenue pour boucher quelques pertes subies dans des investissements moins heureux….
Quand on risque, on perd plus souvent qu’on ne gagne. Et quand on gagne… On peut prendre de nouveaux risques !
C’est ce qui fait tourner la machine

Monsieur mon député, Il y a quelques mois, j’ai voté pour François Hollande.
Parce que, venant d’une famille de gauche, je suis de la « Génération Mitterrand ». Celle qui a cru un soir de mai 1981 que le monde allait changer d’un coup. Celle qui ne peut se résoudre à ne plus y croire encore.
J’ai voté François Hollande parce que même si, souvent, j’ai trouvé Nicolas Sarkozy courageux, je suis resté coincé sur le « casse-toi pauv’ con » et quelques autres symboles maladroits et détestables.
Et puis… on ne se refait pas…
Bref, j’ai voté François Hollande parce que j’ai toujours, aussi loin que m’en souvienne voté à gauche, et que je croyais dur comme fer au bon sens et au calme.
Parce que je pensais qu’enfin, on allait se soucier des entrepreneurs et pas des grands patrons.

Et puis on m’a appelé à ne pas me comporter en rentier
On m’a quasiment traité de voyou
On m’a confondu avec les patrons du CAC 40…
On m’a expliqué que ce qu’on prendrait à mon entreprise on le donnerait aux ménages

Je me suis dit : « j’hallucine, mais ils vont rectifier… »

Depuis des mois je suis démarché comme des centaines de milliers d’autres entrepreneurs par « des amis européens » qui m’incitent à m’installer chez eux. On en a parlé avec d’autres entrepreneurs et on s’est dit : « mais ça va pas la tête ? »

J’ai payé mes impôts… Beaucoup cette année, mais ça n’est pas anormal !
Je l’ai fait avec un pincement au coeur mais aussi avec une fierté certaine !
J’ai expliqué récemment à nos collaborateurs que ce qu’ils perdent sur leur fiche de paye avec la refiscalisation des heures sup’ (4H/semaine et par personne chez nous puisqu’on est aux 39H…) c’était leur contribution à « l’effort de guerre » du pays.
J’ai refusé ne serait-ce que 1% d’augmentation depuis fin 2010. Je gagne ma vie plus que correctement et, ne le répétez pas à mes actionnaires, je serais capable de travailler pour rien tellement j’aime ma boite.
D’ailleurs je l’ai fait pendant plusieurs années !
Comme des centaines de milliers d’autres entrepreneurs qui considèrent que ce qu’ils ont fait ils l’ont fait aussi parce que leur pays l’a permis.

Monsieur mon député, je dois vous dire que depuis hier matin j’ai la gueule de bois et j’ai un peu honte aussi.
Honte d’avoir convaincu ou tenté de convaincre d’autres entrepreneurs au printemps dernier.
Depuis hier matin j’ai peur aussi pour nos entreprises et l’économie de mon pays.
Les coups portés à l’entrepreneuriat dans le Projet de Loi de Finances 2013 seront, en l’état, fatals.
Qui va être assez riche et assez fou pour investir un sou dans une entreprise française désormais ?
Qui va être assez riche et assez fou pour donner à une start-up française les moyens de ses ambitions ?

Je ne rentrerai pas dans les détails, les calculs… d’autres l’ont fait beaucoup mieux que moi ces dernières heures.
Le traitement envisagé pour l’imposition des plus-values de cession est absurde, inadapté, inepte, mortifère…
Il constitue un ultime signal de l’ignorance crasse de la réalité du monde de l’entreprise dont notre classe politique fait la preuve à chaque fois qu’elle s’en mêle, et du mépris dans lequel elle tient les créateurs de croissance et de valeur que nous voulons être.
Celui qui a pondu cette brillante idée a inventé rien moins que la nationalisation des succès.
Pile je gagne face tu perds !

Comment se reconnaitre dans un pays qui limite la prise de risque, créatrice emplois, pour inciter au placement dans une toile de maître ?
Comment se motiver pour avancer quand tout va mal et qu’on n’a même plus le rêve comme béquille ?

On nous dit qu’il y aura des exceptions, des aménagements… La belle affaire !
Quand la justice devient une exception l’espoir devient maigre.

Monsieur mon député, je ne crois pas (encore) que ce gouvernement ait pris la pleine mesure des conséquences de ce projet.

Monsieur mon député, depuis quelques heures un mouvement volatile, à mi-chemin entre le « sauve qui peut » et le « ils vont voir ce qu’ils vont voir » se développe sur les réseaux sociaux…
Spontané ? Manipulé ? Je n’en sais fichtre rien et peu importe après tout…
Un appel à manifester a même vu le jour… Un comble pour des entrepreneurs !
La preuve tout simplement que le désarroi a pris la main.
Même si je comprends et je sympathise, je n’en serai pas !
Manifester, c’est un métier et je considère que ça n’est pas le mien.
En plus, le week-end prochain, je travaille, comme la plupart des week-ends.
C’est pour cette raison que j’ai préféré vous écrire ce (trop long) mot.
Je vous invite à venir rencontrer notre entreprise, votre prédécesseur l’a fait à plusieurs reprises
Tout comme le Président de notre Région, notre Préfet, notre Maire, notre président de Conseil général… qui à chaque fois constatent notre enthousiasme et celui de nos collaborateurs !

Monsieur mon député, dites à François Hollande que les entrepreneurs ont besoin de reconnaissance, de temps en temps, autrement qu’avec des mots polis.
Monsieur mon député, vous allez avoir à vous prononcer sur ce projet de Loi de Finances.

Amendez ce projet !

Houla, près de 1 an sans blogger ! Même pas un petit mot pour faire le malin en juin quand le Brennus est (enfin) arrivé en Auvergne ! C’est dire…

Alors juste pour faire mentir Daniel, qui annonçait, il y a peu que je ne bloggais plus, voici un ultime petit billet…
Il n’était pas vraiment prévu, mais la lettre reçue ce matin par notre Service Clients me pousse au crime. Je vous la livre telle quelle:

Monsieur,

Je suis en possession d’un collier pour chien Canicom 2000.

Dans le cadre d’un déménagement je l’ai malencontreusement égaré.

Vous serait-il possible de m’en faire parvenir un autre par retour de courrier ?

En vous remerciant par avance je vous prie d’agréer monsieur l’expression de mes sentiments dévoués.

Plusieurs réflexions à la suite de cette réception :

Noël commence décidément de plus en plus tôt pour les e-commerçants. Le problème c’est que je n’ai pas encore loué mon traineau et que les rennes sont en grève cette semaine…

Pas un député n’a encore songé à faire rajouter la garantie contre la perte pendant un déménagement dans les mesures de protection des consommateurs. On s’endort messieurs ?

Bien ! Ce moment de riffougne étant passé, je vous donne désormais rendez-vous périodiquement chez le Capitaine. C’est en effet le club dans lequel je viens d’être transféré et accueilli par une bande d’hurluberlus en collants.
En même temps, « quitte à jouer dans une équipe autant que ce soit la meilleure! » (ça c’est pas de moi, c’est de Y. Gourcuff !).
Et puis ça me permettra de faire un billet par an sans avoir mauvaise conscience…

Le montant du transfert est bien entendu tenu secret. Je peux juste vous dire qu’il est payable en liquide et qu’il ne tient pas dans une valise.

Ils fleurissent sur toutes les chaînes de TV, et oui, la fin d’année, c’est invariablement l’époque des bêtisiers. Au printemps arrivent les hirondelles et les bourgeons, fin décembre, ce sont les bêtisiers !

Alors, ne sachant pas trop quoi écrire en ces derniers jours de 2009, voici un petit podium tout personnel de ce qui pourrait figurer dans un bêtisier 2009 du e-commerce.

1 – Soignez l’orthographe… surtout en homepage !
Il est à noter que j’ai découvert ce site – dont j’ai pudiquement masqué le nom – sur E-litige.com.
Personnellement, je n’aurais jamais passé commande sur un site capable de garder ça en page d’accueil pendant des mois ! (je ne parle pas de la fille)

2 – N’oubliez pas les mentions… légales !
Outre le fait qu’elles sont… légales, une absence de ce genre ne me semble pas de nature à rassurer le chaland… Quand votre plateforme indique  » à remplir par le commerçant »… remplissez avant d’ouvrir, que diable !

3 – Ne vous prenez pas pour un super héros
Annoncer qu’une livraison à temps pour Noël est encore possible… le 30 décembre… c’est présomptueux ou au mieux ça montre que vous êtes en vacances. En ce cas mieux vaut le dire autrement !

Sur ce, je vous souhaite un excellent réveillon !

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Petit retour sur la nuit des Favor’i 2009  organisée jeudi soir par la Fevad.
Pour ma part j’ai  :
fait, devant la caméra de l’entrée, le bon pronostic sur le vainqueur de la catégorie Blog
passé encore une fois un excellent moment
– beaucoup applaudi
ri de temps en temps
fait et refait plein de rencontres sympas,
bu et mangé des choses agréables au palais
participé au pied levé à l’enregistrement d’une table ronde, à venir bientôt sur BFM radio, (qui, si elle est diffusée intégralement, devrait rester dans les annales grâce à l’hilarité, le dégoupillage total, l’état, la bonne humeur générale des intervenants que je ne dénoncerai pas ici. Vous n’aurez qu’à écouter le 1er décembre sur BFM Radio…)
fini la soirée à point d’heure au « Buda Bar d’à côté »
regagné mon hôtel pédibus à l’heure ou les lions ont fini de boire depuis longtemps

–  noté que cette soirée avait été, au final,  marquée par les super héros !

Dans l’ordre d’apparition à l’écran :

– Le vaillant Capitaine,  récompensé à sa juste valeur avec le titre de meilleur blog e-commerce 2009 et qui avait, ma foi, bien du mal à soutenir les 318kg du trophée. J’imagine même pas le supplément qu’il a du acquitter en surcharge de bagage dans son TGV de retour ! Car, vous l’aurez compris, en tout bon super héros qui se respecte, il est rapidement reparti vers une nouvelle mission dans les Brumes Nordiennes… (c’est sa planète à lui et il y rentre en TGV, c’est comme ça, me demandez pas pourquoi…)

Jean Michel Billaut, le super héros de toute la profession, réemercié pour l’ensemble de son oeuvre par un prix spécial du jury, provoqua  la standing ovation de la soirée. Il avait délégué sa fille pour le représenter lors de cette remise de prix, non sans l’avoir chargée d’une lettre exhortant nos politiques à se bouger le popotin pour mettre en place la fibre !
Je ne m’étais donc pas trompé de beaucoup dans mon dernier billet en évoquant l’obstination de Jean-Michel Billaut😉

– Cette soirée m’a aussi permis de découvrir le Super Héros des pubs Manutan. La salle était pliée en douze lors de la projection des spots nominés dans la catégorie « communication online ». Si bien que le représentant du vainqueur de la catégorie, Décathlon, à bien failli s’excuser d’avoir gagné…

On peut aussi considérer que le super héros de la soirée a été Amazon, récompensé par pas moins de 3 prix, dont le site e-commerce de l’année (le grand prix décerné par les internautes).

– Enfin, last but not least, impossible de ne pas souligner l’impeccable organisation de l’évènement et remercier pour ce travail les équipes de la Fevad qui – pour tout ceux qui connaissent les difficultés à résoudre pour organiser une simple fête entre amis – font chaque année la démonstration de super pouvoirs qui les classent aux côtés des super héros de cette soirée.

Rendez-vous l’année prochaine… et si vous ne tenez plus et souhaitez, dès maintenant, connaître le palmares 2010, Olivier Levy vous l’annonce en avant première…


Les j’aime / j’aime pas sont à la mode… Pourquoi ne ferais-je pas le mien ?
d’autant que ça permet de balayer d’un coup plusieurs sujets, de manière superficielle certes, mais de les passer en revue quand même. D’ailleurs du coup, hop, je crée une catégorie de billets à ce titre, ça permettra d’en faire d’autres…
Alors dernièrement qu’ai-je aimé et pas aimé ? En vrac…

J’aime :

> Pierre Chappaz qui redescend (j’emploie ce terme bien volontairement) dans la blogosphère. Il y a un tout petit peu moins d’un an, il avait jeté l’éponge, par lassitude des attaques incessantes de jaloux et aigris de tous poils. Le retour d’un acteur avec un tel background ne peut que réjouir ceux qui considèrent que quand les bâtisseurs parlent, les autres écoutent !

> Le jugement du 6 novembre dernier par la Cour d’appel de Paris qui condamne la vente sous pseudonyme. Tout vendeur, y compris un particulier qui vend sur E-bay ou sur une autre place de marché  doit respecter la LCEN et faire apparaitre avant la commande ses nom et prénom.
Perso je n’ai jamais éprouvé l’envie d’acheter quoi que ce soit à Lolo692 ou JP834.
On peut imaginer qu’il sera plus difficile à Jean-Paul Mogenier qu’à JPM23 (C’est un exemple, je ne connais pas Jean-Paul Mogenier) de berner un acheteur.

> Le livre de Catherine Barba « Shopping en ligne, même p@s peur ! ». Commandé fin de semaine dernière, reçu hier. Tout ce qui évangélise mais surtout éduque les consommateurs est le bienvenu.  Les bons e-clients font les bons e-marchands.

> La video d’Henri Kaufman expliquant le principe de Peter. Jubilatoire…

> La belle victoire de l’équipe de France de rugby sur l’Afrique du sud mais surtout l’arrivée en EDF pour le prochain test d’Alexandre Lapandry (le « petit » Lapandry comme on dit par chez nous). J’ai eu l’occasion en septembre dernier de voir ce beau bébé de visu, laminer les Bayonnais au stade Marcel Michelin et j’espère qu’il pourra montrer au niveau international l’incroyable puissance qu’il dégage.

> Echanger avec un entrepreneur qui se lance (ou se relance). Mon avis ne vaut pas plus que ce qu’il vaut et je ne sais jamais à la fin de la discussion pour qui la discussion a été le plus enrichissante mais pour moi c’est toujours un plaisir d’échanger sur le thème « entreprendre ».
Il n’y a pas beaucoup de choses dont je suis certain mais ce dont je suis sûr c’est que seul un entrepreneur peut comprendre un entrepreneur. Quelle que soit l’entreprise, sa taille ou son secteur… j’y reviendrai.

J’aime pas :

> Les annonces tapageuses de remboursement de la différence. Pour moi (mais ça n’engage que moi) c’est à la limite d’une pratique trompeuse dès lors (et c’est toujours le cas) que ce remboursement est soumis au même achat dans les 15 ou 30 jours qui suivent le premier (offre soumise présentation de facture).
En clair : vous achetez un écran plat chez moi, si vous achetez strictement le même moins cher  chez un concurrent dans les 30 jours qui suivent je vous rembourse la différence.
Comment ça qu’est-ce que je veux que vous fassiez avec 2 écrans ?
Bon d’accord collectionnez plutôt les moulinets de pêche identiques juste pour le plasir de réclamer 5 euros de différence ! (on a un concurrent qui annonce ce type d’engagement…)

> La distribution de billets de banque envisagée par Mailorama et qui a tourné au fiasco.
Buzz profitable ? Buzz négatif ? Buzz tout court ? Peu importe… Tout a déjà été écrit sur le sujet et je ne voudrais pas enfoncer des portes ouvertes mais simplement, je serais client de cette société, ça me contrarierait un poil qu’ils  distribuent mon argent comme ça…

> Un nouvel arrivant sur notre secteur qui n’a rien trouvé de mieux que de repomper sauvagement servilement sur notre site textes et images, jusqu’aux fautes d’orthographes des conditions générales de vente…
Nous avons déjà par le passé obtenu des condamnations lourdes (50 Keuros en 2 fois). Je regrette toujours que le tribunal n’ait pas jugé opportun d’accompagner ces jugements d’une publication judiciaire. Cela aurait pu avoir le mérite d’alerter certains des risques encourus…

> SPPLUS qui begaye encore. A tel point qu’on a du le retirer de nos solutions de paiement proposées pour ne garder provisoirement (en espérant que tout va rentrer dans l’ordre) que le serveur SIPS (Atos). L’écureuil a la queue touffue foutue en ce moment, à se deamnder s’il ne nous fait pas une petite indigestion de noisettes… En tout cas, il était plus prudent pour nous d’arrêter de tenter de le nourrir à tout prix ;-(

> Orange Business Services qui me prend pour un schtroumpf avec la fonction modem de mon Iphone ! J’ai un forfait data illimité et je n’arrive pas à comprendre par quel miracle je devrais m’acquitter de 29 euros/mois supplémentaires pour activer le partage de connexion avec mon PC portable ???? Pour la peine je vais en bouffer du data tiens !

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happy-furetJe ne vais pas traiter ici des tentatives (parfois très malhonnêtes et très imaginatives, le plus souvent maladroites) pour rentrer dans le cadre de l’exercice du droit de rétractation alors que le délai est écoulé depuis longtemps ni des e-commerçants qui trainent des pieds ou parsèment le chemin d’embuches (si, si ! j’en connais).

Petit rappel : le client n’a pas à fournir de raison ou d’explication à l’exercice de son droit de rétractation. Celui ci est inhérent à l’achat par correspondance, et, dès lors qu’il est exercé dans les conditions prévues par la loi – L 121-20 du code de la consommation –  (vous pouvez aussi l’avoir étendu en faveur du consommateur dans vos CGV), il doit s’appliquer ! Point à la ligne.

D’ailleurs le droit de rétractation, bien présenté, bien compris et bien appliqué est un formidable levier pour la vente à distance.  Il a un coût certes, mais quel avantage marketing n’en a pas ?

Pour en revenir à mon mouton de départ, ce billet est juste destiné à vous faire partager ma bonne humeur (qui a dit « une fois n’est pas coutume ? ») à la lecture d’un courrier d’ouverture de dossier retour, reçu par notre Service Retours en début de semaine.

Non, ce n’est pas ce courrier dans lequel on nous annonçait le retour d’une paire de bottes « fuitardes », pas plus que celui qui nous renvoyait un sachet de 1000 billes polystyrène pour le montage des mouches (1000 billes polystyrène ça fait en gros un sachet de 5 x 10 cm) nous expliquant que ça ne suffirait jamais à remplir un pouf

Celui dont je vous parle concerne le retour d’un collier de repérage dressage pour chien (de chasse le plus souvent).

Bonjour

J’ai commandé la semaine dernière un collier vibreur (620NCP) pour ma chienne qui est sourde.
Deux problèmes se posent aujourd’hui :
1 – je n’ai pas réussi à le faire fonctionner, j’ai demandé conseil à un véto qui n’a pas réussi non plus.
2 – Mon père qui est chasseur, a perdu sa chienne teckel, elle s’est introduite dans un trou de blaireau dimanche et n’en est pas ressortie. Mon père est persuadé qu’elle n’a pas survécu.
il avait lui aussi pour l’éduquer un collier similaire à celui que je vous ai commandé, et n’en ayant plus l’utilité, me le donne.

Je souhaiterais donc, vous le renvoyer, parce que je n’en ai plus besoin, et que vous me remboursiez. Croyez bien que je suis désolée mais c’est un achat onéreux et j’ai déjà beaucoup de frais dans les différents cours de dressage et auprès de ma véto comportementaliste.
Merci de me répondre rapidement.

Notre cliente a bien entendu été remboursée dès retour dudit collier.
Pour notre part, nous hésitons encore à rajouter sur nos fiches produits l’avertissement :
En cas d’achat de ce collier, ne laissez pas la chienne de votre père entrer dans les trous de blaireau
.

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