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> De l’Art de se rendre indispensable

Posted on: 3 septembre 2008

Marketing, référencement, search-marketing, call-center, gestion de la relation client, affiliation… Si le nombre d’appels n’a plus jamais atteint celui du mois qui a suivi l’annonce de notre levée de fonds fin 2006, il ne passe pas un jour sans que je sois sollicité téléphoniquement (ou par mail) par un prestataire potentiel.  C’est une situation normale à laquelle j’imagine, la plupart des décideurs sont confrontés. Je mets un point d’honneur (dans la limite de mon emploi du temps) à écouter ce que l’on a à me proposer, même quand le sujet n’est pas à l’ordre du jour. Je sais même me laisser convaincre. Cela permet d’ailleurs des prises de contacts plus qu’intéressantes, des rencontres passionnantes (comme ça a été le cas récemment avec Compario) et même la mise en place chez nous de la solution Eptica (j’y reviendrai dans quelques temps).
Encore ce matin, une « agence spécialisée en référencement naturel » m’a entrepris. D’où ce petit billet.

Malheureusement l’angle d’attaque est bien trop souvent le même :

Pour le référencement naturel :
« Nous avons constaté que votre référencement naturel n’est pas optimisé et que vous n’apparaissez pas dans les résultat du mot…xxx, nous pouvons vous faire apparaitre sur la 1ere page, si on fait rapidement le minimum vital, qui n’a pas été fait »
(Parfois il semble que la recherche en question n’a même pas été faite en amont tellement le diagnostic est loin de la vérité)

Pour le search marketing :
« Nous avons constaté que vous aviez des campagnes de search-marketing actives sur Google et qu’elles pourraient être grandement améliorées. Savez-vous que nous pouvons multiplier votre CA par 2, peut être même davantage ? »

C’est bien possible ! Qui peut se targuer d’être arrivé à la perfection absolue en terme de référencement naturel ou en matière de ROI sur une campagne de search marketing ? Pas moi en tout cas. Mais ça n’est pas une raison pour me prendre pour un jambon !
Imaginez-vous un seul instant que nous ne sachions pas où nous en sommes ?
Imaginez-vous que la bonne entrée en matière c’est d’expliquer à un chef d’entreprise que son positionnement est nul, que le prestataire qu’il a choisi est nul et que donc, par déduction, lui-même est nul ?
Imaginez-vous qu’il va vous croire si vous lui annoncez que vous allez doubler son ROI sans même savoir à quel niveau il se situe ?
Même si c’est ce que vous pensez (et même si c’est la réalité), expliquer à quelqu’un qu’il est en dessous de tout ne me parait pas la meilleure des entrées en matière pour en faire un auditeur réceptif !

D’autant que maintenant j’ai 2 parades sur le sujet qui, en règle générale, produisent comme un blanc dans la conversation :

Pour le référencement naturel :
Pendant l’entretien téléphonique, je regarde où se situe le site du démarcheur sur la recherche « referencement naturel » sur Google. En général, ça calme d’autant mieux que notre prestataire préféré est en pole position.
« -Vous pensez me faire monter sur la première page alors que vous ne parvenez pas à y figurer  vous-même sur ce que vous cherchez à me vendre ? »

-…….
(Blanc)

Pour le search-marketing :
« Vous allez doubler mon CA avec le même budget ? »
– C’est ça oui !
– Vous pouvez me garantir ça par écrit ?

-…….
(Blanc)

Dans un billet daté de juillet dernier, Daniel exposait sa vision de la chaine de valeur du e-commerce avec un schéma très explicite. Nous avions convenu en commentaires que cette chaine de valeur attirait une myriade d’acteurs qui tentent de trouver leur place dans la chaine. Je conçois que chacun fasse son métier et sa promotion. Le démarchage est un levier. Dans ce cadre, les laïus déroulés de manière automatique, le dénigrement de la concurrence, le bluff, la vantardise et l’approximation sont pour moi avant tout un aveu de faiblesse.

3 Réponses to "> De l’Art de se rendre indispensable"

Le mieux c’est de faire appel à maître mbalabala, qui va t’apporter l’amour, un super référencement, et plein d’argent par imposition des mains.

Ca marche.

Si tu ne transfert pas cette information a 63 prospects… vous connaissez la suite🙂

J’ai particulièrement apprécié les 2 parades qui sont assez radicales !!

« Si on fait rapidement le minimum vital… » « …dans les résultats du mot xxx » Ah bon, sur quel moteur, messieurs? C’est une bande de drôles, ça!
Remarque, si il peuvent vous garantir contractuellement la première page pour « e-commerce » pour tel jour, allez-y, et mettez une pénalité journalière de retard… Ou comment gagner de l’argent facilement, sans trop lever le petit doigt…🙂

Surtout dans le milieu du e-commerce qui est très concurrentiel… Plus encore en ref naturel, où il faut souvent attendre plusieurs mois pour voir de réels résultats.
Pour ma part, je tenterais plutôt dans les trois premières pages, et encore pas pour « e-commerce »… A moins que le site soit béton niveau optimisations… et encore!

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