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Archive for mars 2009

Hier j’ai découvert Reversoform édité par Teleneo. Un charmant jeune homme m’a appelé pour me présenter le principe. Qu’est-ce que Reversoform ?
réponse : le formulaire inversé !

reversoform1

Un outil destiné à éviter les décrochages clients (et donc par ricochet, le taux de transformation) devant le formulaire de saisie des coordonnées (ou ouverture de compte).
Comment ? Très simple : au dessus du formulaire se trouve une case dans lequel un client, (même si c’est la première fois qu’il vient sur votre site) saisit simplement son n° de téléphone.
Le formulaire se remplit aussitôt automatiquement.
Ouah !  me direz-vous c’est comme Spoonkey !
Je sais, c’est que que j’ai répondu moi aussi…
Et bien non, parce que Spoonkey propose un identifiant pour ses membres.
Là, le service puise dans l’annuaire universel et dans une base de 30 millions de n° de téléphone ! (si j’ai bien suivi)

Faites l’essai ici sur le site de Reversoform (plusieurs modèles de formulaires sont disponibles) ou là sur la page demo

Bon d’accord, ça ne marche pas à 100% des cas (n° en liste rouge, anti annuaires inversés…) mais toute les bases France Telecom/orange, Free (et bientôtNeuf/SFR) sont déjà dedans… ça fait un peu de monde quand même.

Les avantages ?
Des formulaires emplis en 1 clic avec une adresse forcément exacte et normalisée.
Le client peut au besoin la modifier ou la changer…
C’est presque ludique.

Les inconvénients ?
Un à mon sens (mais comme vous le savez j’ai mauvais fond) : c’est presque ludique !
Je m’explique : votre formulaire remplace l’annuaire inversé et tout un chacun vient y taper un numéro pour trouver le nom qui correspond… ou jouer à essayer le n° de sa belle mère pour jouer…

Et comme le service est payé au formulaire rempli… Je ne fais pas un dessin ! Reste que le principe a selon moi un vrai avenir, dès lors que le côté « nouveauté ludique » aura disparu ,et que les bénéfices pour un e-commerçant sont évidents.

Si l’on ajoute à ça que le système se résume (presque) à coller une ligne de code sur votre formulaire et qu’il me semble avoir entendu que c’était gratuit pour les petits sites, Reversoform semble promis à une éclosion rapide.

A suivre donc !

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Je ne sais pas si Domenech fera tout péter, mais je vous invite à jeter un oeil sur deux des dernières livraisons de nos amis auvergnautes de Periscope Creations, spécialistes en anti morosité.

cote-bleu

La première, fruit du partenariat du crédit Agricole et de la FFF (Fédération Française de Futchebol) vous propose de pronostiquer la composition de l’équipe de France, ses résultas etc… Vous vous prenez pour Domenech ? Vous souhaitez simplement prendre sa place ? Au boulot ! C’est sur onatousuncoteselectionneur.com – une url comme je les aime 😉

auvergnat-cola

L’autre, c’est rien d’autre que la présentation du peut-être futur sponsor officiel des Jeux Olympiques de Clermont Ferrand 2092 : Auvergnat Cola. Les bretons avaient le leur, c’est fait, au Pays des volcans nous avons aussi notre cola. Une boisson qui devrait faire des ravages du coté de la rue de Lappe à Paris… Avec une bonne tranche de Saint Nectaire, ça doit être top !
Fai tot petar Miladiu !

Pour ceux qui ne pourraient attendre pour en boire, c’est en vente sur le site de Sebastien

parasite

J’aime internet, j’aime le e-commerce. C’est un vrai métier, nouveau, passionnant, stressant, en perpétuelle mutation, un métier pour lequel on a parfois l’impression de marcher sur des terres sur lesquelles « la main de l’homme n’a jamais mis le pied »
C’est pourquoi à l’heure où les projets de loi censés protéger le consommateur pleuvent sur les marchands sérieux, ceux que j’appelle les poux du e-commerce me mettent en rage. Les poux ce sont ceux qui profitant tout à la fois de l’absence de contrôles et de la frivolité du consommateur, mettent sur pied de petits (ou moins petits) business frauduleux qui nuisent à toute la profession et bien plus largement à la société toute entière. Bien sûr, ils piègent leur client d’autant plus facilement que celui ci ne voit pas plus loin que le bout de son prix…

Dernier exemple en date (celui qui a déclenché ce billet), mais j’en ai plein d’autres… Il concerne un secteur qui me tient particulièrement à coeur : la pêche à la mouche.

Un (petit) malin commerce sur ebay.fr en tant que particulier. Dans sa présentation il est un gentil papa de 3 enfants , passionné de pêche à la mouche, qui revend sa « collection d’articles de pêche » parce que 3 enfants ça coute cher ! En fouillant un peu on s’aperçoit qu’il achète au moins autant qu’il revend (plusieurs achats par jour). Jusque là toutefois rien de bien méchant.
Seulement notre lascar ne s’arrête pas à cette petite activité. Il achète en quantité sur E-bay Canada, à un marchand chinois bien connu des initiés, des soies naturelles chinoises (une soie naturelle de fabrication française pour pêcher à la mouche se vend selon les modèles entre 90 et 200 euros TTC). La soie naturelle c’est le « top » des lignes pour la pêche à la mouche.
Il « touche » ces soies chinoises à un peu moins de 30 euros (probablement bien moins puisqu’il commande en quantité), ce qui reste un prix cohérent pour cette « qualité » et les revend aux enchères  sur sa boutique E Bay France : prix de départ des enchères : 70 euros ! ou à prix fixe en achat immédiat à 133,90 euros en « Offre promotionnelle de lancement » (sic).
Belle marge !  Mais après tout pourquoi pas s’il y a des acheteurs de soies chinoises à ce prix ?

Seulement voilà : elles ne sont pas du tout présentées comme des soies chinoises ! Le petit malin a « créé » une marque fictive bien française en ajoutant simplement un bel autocollant sur les boites du chinois et tout laisse à penser (le discours d’enrobage est juste flou comme il faut) que ces soies sont artisanales et de fabrication française. Même si ça n’est jamais clairement affirmé, le discours marketing suffisamment « bien conçu » pour pièger.
Et comme si tout cela ne suffisait pas notre gentil poux vient de créer un « site officiel de sa marque » vers lequel il renvoie les amateurs qui se pointent sur sa boutique e-bay et qui veulent en savoir un peu plus sur ces soies. Elles y sont présentées au tarif de 139 euros (un prix officiel en quelque sorte), avec des témoignages bidonnés sur la qualité de ces fabrications artisanales, des conseils d’entretien… La toile est tissée pour donner au produit une valeur qu’il n’a en aucun cas.

Sur ce « site officiel de la marque » vous ne trouverez aucune des mentions légales obligatoires (nom, adresse, mail, n° de tél, politique de traitement des données, exercice du droit de rétractation…) L’anonymat (quasi) parfait. Juste un terminal de paiement sur un compte Paypal accompagné de CGV pompées sur le site d’un autre commerçant avec son nom malencontreusement (?) toujours présent.

Au final un business très noir certainement assez lucratif, sans charges et reproduit aussi sur leboncoin (autant mutiplier les victimes !)
Et ceci est d’autant plus lamentable que ce malfaisant s’adresse à un public de passionnés pas toujours raisonnables. (J’en sais quelque chose, je fais partie de ce public)

Ce monsieur ne fera certainement pas autant de mécontents que la Camif lors de sa disparition, mais… combien sont ils à procéder de la sorte ou avec de sales combines encore bien pires ?
Rien que sur la pêche je pourrais en présenter pas loin d’une dizaine d’exemples ! De la simple fraude au fisc en passant par la non conformité des sites, les mentions mensongères, la contrefaçon etc…
A l’heure où l’on cherche à protéger davantage le consommateur par des lois que seuls les e-commerçants sérieux appliqueront, il me semble urgent pour la profession de se doter d’outils, de moyens de contrôle et de répression pour lutter contre les moutons noirs, escrocs, parasites, voleurs qui chaque jour nuisent et profitent…

Par ailleurs je reste persuadé que l’éducation du consommateur serait plus efficace pour un e-commerce propre qu’une « surprotection » qui de-responsabilise et de fait, rend plus vulnérable encore.

> Pour ceux qui seraient intéressé par de vraies soies naturelles pour la pêche à la mouche, voici le site d’un vrai facteur de soies de fabrication française.

Un titre un peu long j’en conviens, mais ça faisait un mois que je n’avais pas produit le moindre billet, autant marquer le coup… Grosse fatigue, grosse grippe et grosse fatigue. (j’ai du mal à m’en remettre et comme dirait ma belle mère, j’arrive à un âge où je vais devoir songer à me faire vacciner !)

Bref, on a lu pas mal de chose ici ou sur le sujet (celui du titre, pas la grippe, suivez un peu que diable !) ces derniers jours suite à la remise par la FEVAD à Luc Chatel de son rapport sur la protection des consommateurs suite à la défaillance d’une entreprise de Vente à Distance.  C’est un sujet qui couve depuis la débacle de la Camif et dès janvier Daniel s’interrogeait déjà en listant les implications de manière très pertinente.

fevad-chatel

La FEVAD va donc demander à ses adhérents (dont nous sommes) de mettre en place sans tarder le paiement à l’expédition de la commande plutôt qu’au moment de la commande. Why not ?

Ceci étant accepté, on se rend très vite compte que cela va être plus facile à dire qu’à faire.
Je passe sur le décalage de trésorerie, même s’il n’ira sans doute pas sans poser quelques problèmes à certains.
Je passe sur la mise en place technique, même si elle n’ira sans doute pas pas sans poser des problèmes à certains. Il peut être simple de valider les paiements lorsque les expéditions se font dans les 48 heures suivant la commande ou  quand le nombre de commandes est limité. C’est surement moins simple quand sur une journée de commandes les délais d’expédition vont varier selon les colis entre 24 h et 10 ou 12 jours… Il faut chaque soir faire remonter les commandes expédiées et valider leur encaissement… Voui, voui, voui… Bon, en tout cas c’est faisable.

Sans doute tout cela est-il souhaitable. La démarche vers la qualité avec mise en place d’un label ne peut que profiter à tous. Consommateurs comme commerçants.

Une fois qu’on a dit ça, il reste quand même qu’à mon sens, ceci ne règle pas parfaitement le problème de la vulnérabilité du consommateur face à la défaillance de la société auprès de laquelle il a contracté.

On le voit très bien dans l’excellent rapport de la FEVAD. Je vous engage d’ailleurs vivement à le lire dans son intégralité.
Ce rapport détaille les garanties déjà existantes dans le droit positif avant de procéder à une analyse des risques encourus par le consommateur à chacune des étapes du processus d’achat, en cas de défaillance de l’entreprise auprès de laquelle il a passé commande.
C’est un travail pédagogique REMARQUABLE qui au final (à mon sens) montre à quel point la démarche est une preuve de bonne volonté du e-commerce mais ne règlera pas le fond ! Les paramètres à prendre en compte sont nombreux, complexes dès lors qu’on englobe l’exercice du droit de rétractation et du droit au remboursement, à l’échange etc… avec une entreprise qui n’était pas en liquidation au moment de l' »expédition mais qui l’est au moment du retour… etc..

Si en plus on considère que ce principe, laisse, en réalité dans les faits, au marchand la possibilité de valider quand il le souhaite (expédié ou pas), on n’est toujours pas à l’abri des abus et des tricheurs… un fonds de garantie me semblerait bien plus efficace.  Avec participation acquittée par tout e-commerçant (une sorte d’assurance professionnelle obligatoire dont la prime serait fonction du CA, du panier moyen et du nombre de commandes annuelles).

Enfin pour conclure, je me demande quand même pourquoi nos législateurs sont aussi prompts à s’enflammer dès lors qu’il s’agit du e-commerce. Certes la liquidation de la Camif est à tous points dramatique et des milliers de consommateurs ont été lésés.
J’aimerais quand même autant d’empressement à traiter les problèmes de ceux qui, ayant contracté auprès d’une entreprise du bâtiment pour le chantier de leur pavillon, se retrouvent le bec dans l’eau lors de la défaillance, avec un chantier sur les bras et des sommes bien plus conséquentes que celles d’un achat sur le net à se mettre derrière l’oreille !

Une proposition pour finir : que le gouvernement, au regard des dizaines de milliers d’emplois directs et induits par la VAD et le e-commerce, mette en place un (petit) fonds de garantie de 4 ou 5 milliards pour couvrir les défaillances éventuelles du secteur. Comment ça faut pas rêver ?

Pour les adhérents FEVAD qui ne seraient (pas encore) au courant. Une réunion sur la mise en place de la nouvelle norme Fevad est prévue le 25 mars prochain


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