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Cette année, je n’ai pas connu les mésaventures de l’an passé et la bible est arrivée dès sa parution. Comme toujours les chiffres, données et estimations sont denses et plus qu’instructifs sur l’etat du e-commerce US et donc sur l’évolution de leaders mondiaux, secteur par secteur…

IR2009

Je l’avais promis à Jérôme l’année dernière, mieux vaut tard que jamais, je tiens promesse avec 12 mois de décalage (j’ai un emploi du temps chargé…), voici un petit état des lieux du e-commerce sports aux US pour l’année 2008. La catégorie est pour être précis : SPORTING GOODS.

En 2008 les 28 marchands de la catégorie suffisament gros pour être présents dans le top 500 des sites US ont généré 1,69 milliard de dollars soit 8% de plus qu’en 2007.
A eux seuls les 3 leaders du secteur, à savoir Cabelas, REI et Bass Pro ont totalisé 969 Millions, soit 54,6% du secteur.

Le 28e « pèse » quand même plus de 9 millions…
Au passage, ça fait quand même rêver de voir que 2 des 3 plus gros sites de sports américains sont des spécialistes de la pêche et de la chasse. Il faut dire que la pêche est une religion aux States avec plus de 80 millions de pêcheurs…!!)

Avec ces beaux chiffres le total des 28 marchands spécialisés présents dans le top 500 ne représente pourtant que… 1% du marché du Top 500 dans son ensemble ! (contre 2% en 2007)
Ben oui, le sport… c’est une niche !

Pour ne s’interesser qu’à Cabelas, le leader – un vrai beau modèle dont le site n’a quasi pas évolué d’un iota (en façade en tout cas) depuis son lancement en 1998 – ses ventes ont connu une croissance de 8,2% pour s’élever à 496 638 000 $. Le marchand est classé 40 eme du Top 500.
Vépéciste historique, ses ventes combinées, catalogue + web ont chuté en 2008 de 2,7% pour s’établir à 1,1 milliard (contre 1,13 milliards en 2007). Le papier, il n’y a pas qu’en France que ça fait moins recette…
Ce géant qui distribue aussi ses produits au travers d’une chaine de magasin a battu cette année son record historique de CA avec 2,55 milliards.

Visites / mois : 7 062 000
Visiteurs uniques / mois : 3 381 000
Taux de conversion annoncé : 4,15%
Panier moyen : 129 $
Nombre d’articles présentés sur le site : 200 000

En 2008, les nouveaux clients  ont représenté 44% du trafic du e-marchand qui envoie en moyenne 9 newsletters par mois. Sans personnalisation.

Allez… hop, on redescend sur terre, on reprend les rames et on y retourne !

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Enfin, le voilà, je l’ai entre les mains. (Merci à Chaz McCrobie-Quinn qui chez IR a suivi les péripéties de ma commande et a fait en sorte que je reçoive enfin le pavé)

Première constatation, c’est encore plus riche que les années passées. La somme d’infos sur les 500 plus gros sites américains est considérable et les classements et comparatifs riches d’enseignements.
Le temps de me plonger dans le détail des 450 pages et je vous présenterai (enfin j’essayerai) un site ou un secteur dans le détail.

Juste pour vous mettre l’eau à la bouche…

Les sites sont classés de 1 à 500 en fonction de leur CA web 2007
(14 800 000 000$ pour le 1er et 6 400 000$ pour le 500e).
Outre une présentation générale résumant les points marquants,
chacun a une fiche détaillée sur laquelle on trouve :

– Les éléments financiers (CA 2007, 2006, 2005, 2004 et % de croissance 2007)
– Les données liées à l’activité (Visites/mois, Visiteurs uniques/mois, Taux de transformation, panier moyen, nombre de références proposées sur le site)
– Données sur le site (URL, année de création, secteur d’activité, type de marchand = Web only, Chaine de magasin…)
– Satisfaction client, fournies par ForeSee (usabilité du site, intention de réachat).
– Performances techniques (temps de réponse, Taux disponibilité, Ratio)
– Marketing (positionnement moteurs, naturel et payant, % / trafic de nouveau acheteurs en 2007, idem pour 2006, %  / trafic ré-acheteurs en 2007, idem en 2006, nombre de campagnes mail/mois, dont avec personnalisation, avec incentive, nombre d’affiliés)
– Informations corporate (Dirigeant, coordonnées)

mais aussi :

– Fonctionnalités du site marchand (recherche avancée, programme affiliation, e-mail a friend, enchères, coupons, parrainage, navigation assisistée, FAQ, Blogs…. etc, etc) la liste est longue !
– Paiements sur le site (Visa, American Express, Paypal, Bill me Later….)
– Service clients (Compte client, compte, suivi commande, confirmation commande, chat, satut de commande etc…)

et enfin liste des services (Affiliation, CRM, E-mail marketing, serach marketing, recherche sur le site… etc…) avec l’indication du traitement interne ou de l’externalisation et le nom du prestataire.

Enfin toutes ces fiches détaillées sont complétés par des classement sectoriels (santé, sports, mode et accessoires, High tech….), un classement « plus belles croissances » et « plus beaux gadins », (on apprend par exemple que les ventes web de palm.inc sont passées de 91 millions de $ en 2006 à 55 millions de $ en 2007) les classements « Pure players » et « Brick and Mortar » , un dossier sur les pratiques des 500 sites en matière de e-mailing, des tableau de moyennes sur les performances techniques, les positionnement des uns et des autres sur le référencement naturel et payant et ce par secteur…

Et encore plein d’autres choses 😉

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu un problème avec un achat sur internet… Le dernier remontait à un petit souci sur la marketplace d’Amazon (assez vite réglé), mais vu le nombre de commandes que je passe sur le net (et oui je vis à la campagne moi mossieu !), mon dégré de satisfaction générale pour mes achats à distance frise le 100 %.

Tous les ans, je commande le Top 500 Guide, cette bible du e-commerce US. C’est un outil fantastique pour qui veut avoir les données sur nos modèles d’Outre Atlantique. Classements par secteurs d’activité, CA, CA/canal de vente, visiteurs uniques, répartition du trafic, taux de transfo, nombre de références vendues en ligne… toutes les infos sont là-dedans pour tous les grands (et moins grands) acteurs. On en arriverait à souhaiter autant de transparence chez nous, pour une version française.

Je commande donc l’objet de mon désir le 4 septembre (c’était mon anniversaire, pas de raison de me refuser à moi-même ce petit cadeau !) et en date d’aujourd’hui, toujours rien ! Toutefois, je ne m’énerve ni ne m’inquiète. J’ai reçu réponse rapide à tous mes mails de demande d’information. Il semble que désormais, IR ait procédé à 3 envois (le dernier en date de ce matin). Nous avons vérifié l’adresse, tout est pourtant OK. Les transports ma bonne dame, c’est la chienlit !

Bref, moi qui comptais faire un billet sur un petit compte rendu de « ma bible » en septembre, et j’en suis réduit à parler se son absence dans ma boîte aux lettres en octobre. En matière de vente à distance, et même avec les américains, même avec les plus sérieux des sérieux, le zéro défaut ça n’existe pas ! Qui dit vente à distance dit « distance » et ça c’est un paramètre qui change tout…


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