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paranoiaquesJ’ai longtemps cru que la maxime « Seuls les paranoïaques survivent ! » avait été formulée par Bill Gates ! Pas du tout. Bill n’y est pour rien (même si je suis sûr qu’il n’en pense pas moins). L’auteur est Andrew Grove, co-fondateur d’Intel qui en a fait le titre de sa biographie. Mais là n’est pas vraiment le sujet. D’ailleurs, ne lisez pas la définition de « Paranoïaque » chez Wikipedia, je viens de le faire et, comme je suis profondémment paranoïaque (tout le monde le sait et en profite pour me faire des misères), je me suis dit que décidémment, ils me voulaient tout particulièrement du mal chez Wikipedia, à me décrire de la sorte ! Bref…

Tout ça pour dire que je fais partie de ceux (j’en connais d’autres) qui pensent qu’utiliser Google Analytics, la barre d’outil Google, Gmail, Chrome …etc… etc… c’est juste donner le bâton pour se faire battre ! Déjà que quand on a mit le doigt dans les Adwords, Google nous laisse juste une main indemne pour pouvoir signer des chèques…

Donc,  je suis de ceux qui considèrent que Google sait assez de choses sur les e-commerçants pour ne pas qu’on lui ouvre grand les portes de l’arrière boutique. Mal pensant que je suis, je ne peux m’empêcher d’imaginer que la Béééte pourrait se servir de ce qu’il apprendrait sur les détails de l’activité pour en tirer profit…

Je ne peux m’empêcher de penser que Google sait estimer de manière très pertinente ce qu’un e-commerçant en fonction de son volume de présence est censé lui devoir. Je ne peux m’empêcher de penser que Google a les moyens (très fins) d’arriver à mettre chaque chose à sa place pour arriver au résultat qui LUI convient. J’ai, comme nous tous, lu tout et son contraire sur le sujet.

Alors oui, on peut croire à la devise de Google « Don’t be evil » (ne faites pas de mal).
Je veux bien mais, il faudrait avant se mettre d’accord sur les notions de bien et de mal… Non ?
Mais depuis quand gagner beaucoup d’argent aux dépends d’autrui c’est faire le mal dans la culture US ?

On peut croire aussi que tous les beaux outils gratuits mis a dispo par le géant sont le fruit de sa pure bonté.

On peut !

Google rend fou…

Quelques lectures sur le sujet qui m’ont interéssé ou amusé :

> Sur Abondance
Google : la limite entre pub et search plus aussi étanche qu’avant ?

> Par Aurélien Bardon
Las Google Parano ou les 10 commandements du référenceur paranoïaque

> Sur l’Expansion
Big Brother Google peut tout savoir du moindre de vos clics

> Masterplanthe movie
Un zouli petit film parano

> A décharge
http://www.webmaster-hub.com/publication/Web-Analytics-L-analyse-du-web.html

Pour un e-commerçant le chiffre d’affaires (CA) est -comme pour tout commerçant- l’un des indicateurs clés de son activité. Il n’est pas le seul, bien loin de là, car il est en effet tout à fait possible de se trouver en mauvaise santé avec un CA qui s’envole comme d’avoir une entreprise rentable avec un CA en décroissance. Mais je n’aborderai pas ici les notion d’exploitation, de marge, de rentabilité… pour m’intéresser uniquement au chiffre d’affaires ou (pour être plus exact) au seul total des ventes facturées (le CA au sens comptable du terme prenant en compte les avoirs).

« Je vous parie mille dollards que je me suicide dans dix minutes… »
Jacques MONORY – Epreuve d’artiste

Pour un site marchand (comme pour un commerçant traditionnel) le CA est le produit de 3 facteurs :

– Le trafic (T)
(le nombre de clients qui « entrent » dans le magasin)

– Le taux de transformation ou conversion (tt)
(le % de clients entrés dans le magasin et qui passent effectivement une commande).

– Le montant du panier moyen (P)
(le CA divisé par le nombre de commandes)

Ce qui donne l’équation suivante : CA = T x tt X P

Comme pour toute multiplication qui se respecte, augmenter l’un des facteurs augmentera d’autant la somme obtenue. Donc (en théorie) :
En augmentant le trafic = on augmente le CA = 2T x tt X P = 2CA
En améliorant le taux de transformation = on augmente le CA = T x 2tt x P = 2 CA
En augmentant le panier moyen = on augmente le CA = T x tt x 2P = 2CA

Si j’ai pris soin de préciser en théorie, c’est en effet que pour que cette condition soit remplie, il ne faut pas que dans un même temps, l’augmentation du facteur concerné induise la baisse de l’un, voire des deux autres ! Hors c’est pourtant bien un effet secondaire possible, voire probable dans certains cas…

Deux exemples (un poil caricaturaux je vous l’accorde)
1 – je mets en place une campagne de search marketing très généraliste. Mon trafic double mais mon taux de transformation habituel va s’en ressentir et baisser. Le CA  ne suivra donc pas la hausse du trafic.
2 – Je mets en place une politique de port offert à partir de 30 euros au lieu de 100 précédemment. Mon taux de conversion va augmenter mais nul doute que mon panier moyen va lui baisser…

Mais l’inverse peut être vrai aussi :
J’optimise l’ergonomie du site en facilitant la recherche et l’accès aux produits. Il y a de fortes chances que mon taux de transformation augmente et que dans le même temps mon panier augmente aussi…

Alors ce billet pour quoi ?

Juste pour affirmer la nécessité de bien mesurer et analyser tous les indicateurs et bien savoir, avant de bouger les manettes, quel est le véritable objectif. Il me semble indispensable de peser , au préalable, les conséquences possibles, probables ou éventuelles d’un mouvement, si petit soit-il vers la droite ou vers la gauche. En effet, plus l’activité du site est importante, plus un glissement de curseur d’un mm pourra avoir des conséquences considérables. On comprend facilement que faire grimper d’1 euro le panier moyen est loin d’être négligeable quand on fait 1 000 commandes par jour. Ou que, avec 10 000 visiteurs/jour, bouger son taux de conversion de +0,1% représente 300 commandes en plus sur le mois.

Mais attention, une fois compris le rapport Trafic/conversion/Panier, tout ne fait que commencer car il faut absolument rapprocher la gestion de l’activité du site de la gestion de l’entreprise (car ne l’oublions pas derrière le site, il y a une entreprise et des équipes).
Comme évoqué en préambule, ça n’est pas le sujet de ce billet. Un exemple toutefois :
Un moyen simple d’augmenter le taux de conversion et même le trafic et sans doute même le panier moyen, c’est de casser les prix ! C’est aussi un moyen d’engorger ses équipes en terme de travail alors même que la marge se réduit…
Les recettes évidentes ne font pas forcément les meilleures soupes, c’est (entre autres) ce qui rend ce métier passionnant !

>>> Quelques lectures de qualité sur le thème du Taux de transformation (conversion)
> Blog Conversion
> Un très bon (comme d’hab) billet de François Ziserman
> Augmenter son taux de transformation
> Un excellent billet de Michel de Guilhermier qui explique bien mieux que moi le principe des vases communicants

Comme beaucoup depuis quelques jours je suis scotché sur Google Trends. Je ne vais pas en remettre une couche sur les horizons qu’ouvre cette nouvelle fonctionnalité signée Google. En parcourant les divers comparatifs possibles, je me suis arrété sur le secteur du e-commerce de la fleur. Voici donc ma lectures des données. Si vous avez d’autres interprétations n’hésitez pas…

1 ça n’est pas vraiment une surprise, Aquarelle et Interflora dominent le marché d’assez loin. Avec un avantage quand même assez net à Aquarelle (en dehors peut être de la dernière fête des mères), Bebloom et Au Nom de la Rose bataillant bien en dessous.

2 Les pics de fréquentation (et donc d’activité) sont impressionnants :
Fête des mères mai 2007, Saint Valentin février 2008, Fête des mères mai 2008.
Je ne comprends d’ailleurs toujours pas pourquoi on offre à sa maman un bouquet de fleur plutôt qu’une canne à pêche ? ça serait bien que ça change ! 😉

3 En dehors de ces pics, Aquarelle a des courbes plus en dent de scie (ou un électro-encéphalogramme moins plat). Est-ce dû à une pression marketing plus forte en dehors des périodes de pointe ?

4 En passant le diagramme du duel au niveau du dernier mois de mai, (ci-dessous) on s’aperçoit qu’Aquarelle démarre plus tôt mais tombe aussi un peu plus tôt. Les consommateurs ont ils plus confiance en Interflora ou en tout cas en son système de livraison pour la dernière minute ?

Autres articles sur le sujet :
Google Trends pour suivre le trafic internet (François Ziserman)
Google sex (Daniel Broche)
Site Fighter II – Quel beau titre ! – (Benoit Chopin)


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